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Equipement

L'équipement nécessaire pour la pratique du kayak de mer dépend de la distance maximum à un abri pendant la navigation et des conditions météorologiques.

Jusqu'à 2 miles d'un abri

Toute embarcation doit disposer à bord du matériel suivant :

  • un gilet de sauvetage aux normes européennes par personne embarquée,
  • un bout d’amarrage muni d’un mousqueton, d’une longueur au moins égale à la longueur du bateau,
  • une pagaie de secours,
  • un dispositif permettant d’assurer l’étanchéité du ou des trous d’hommes, sauf pour les "sit on top",
  • une écope reliée par un bout au bateau ou une pompe d’assèchement, sauf si le cockpit est auto-videur,
  • un taquet (ou dispositif équivalent) permettant le remorquage,
  • une ligne de vie,
  • un moyen lumineux de repérage (lampe flash, bâton luminescent…).

Au-delà de 2 miles et jusqu’à 5 milles d’un abri

La liste précédente est complétée par :

  • une lampe électrique étanche en état de marche,
  • un compas magnétique conforme à une des normes suivantes : ISO 613, ISO 10316, ISO 14227,
  • 3 feux rouges à main conforme à la division 311 « équipement marin »,
  • une corne de brume,
  • une carte marine de la zone de navigation concernée,
  • un miroir de signalisation,
  • un dispositif d’aide à l’esquimautage ou un flotteur de pagaie, sauf pour les "Sit On Top".

Le matériel d'armement

Bout de remorquage

Utiliser un bout flottant d'une longueur au moins égale à la longueur du bateau. L'extrémité se plaçant sur le kayak à remorquer dispose d'un mousqueton d'assez grande taille. Le sac destiné à accueillir le bout contient une mousse flottante afin que le mousqueton ne fasse pas couler le bout. Faire un point de chaînette sur le bout pour le raccourcir et éviter qu'il ne s'emmêle. Mettre un élastique pour amortir les à-coups lors du remorquage. L'autre extrémité est libre. Elle peut se terminer par un mousqueton mais cette extrémité doit être largable. Pour cela, on réalise un nœud (simple boucle) afin de pouvoir facilement libérer la remorque.

Paddle float ou flotteur de pagaie

Le "paddle-float" est un sac gonflable dans lequel on insère la pagaie. Il est utilisé pour remonter à bord par ses propres moyens en utilisant la pagaie comme le balancier d'un prao.

Compas

Le compas est utile pour tenir un cap particulièrement lors de la présence de courants traversiers. Le compas peut être fixé sur le pont par son support ou maintenu par des élastiques. Sa présence risque d'être gênante lors d'une manœuvre de sauvetage. Un compas à main permet de faire des relèvements. 

Boussole

Le compas peut être remplacé par une boussole de course d'orientation. Une boussole à cadran orientable peut remplacer le compas et servir à tracer sa route sur une carte.

Carte marine

La carte de la zone de navigation est obligatoire pour une navigation au delà de 2 milles. Exemples:

  • Carte SHOM 7130: Abords de Saint-Malo - De l'île des Hébihens à la Pointe de la Varde 
  • Carte SHOM 7131: Du Hâvre de Rothéneuf à Cancale

Pour la navigation en kayak dans les régions balisées comme la Bretagne, il existe des cartes marines détaillées au 1:250 000 (1cm pour 2500m) comme la carte spéciale P du Shom. Il existe des cartes au 1:50 000 (1cm pour 500m) donc plus "fines", carte du Shom ou "navicartes" ou "Randonautes" ( au format A3, plus pratiques pour être placées sur le pont du kayak). Les cartes "randonautes" ne sont malheureusement plus imprimées.

Pour les zones où le balisage est inexistant ou presque, les cartes IGN sont très pratiques pour la navigation "à vue" car les repères terrestres sont plus nombreux que sur les cartes marines. C'est en général le cas en Méditerranée.

Miroir de signalisation

Avec le miroir, il est possible de faire des signaux sous forme d'éclats lumineux. Le miroir est percé en son centre d'un trou de visée où apparaît une tache rouge qu'il faut faire coïncider avec le point que l'on veut atteindre. Il n'est malheureusement utilisable que lorsque le soleil brille.

Lampe Flash ou lampe stroboscopique

Fixée sur l'épaule du kayakiste, elle émet de puissants éclairs lumineux. Elle ne doit être utilisée qu'en cas de détresse. Elle existe aussi accouplée à une lampe torche. Cette dernière peut être utilisée comme feu de position pour les navigations de nuit dans les pays qui le permettent.

Feux à main

Les feux pour la catégorie C de navigation brûlent pendant 60s avec une intensité lumineuse de 10 000 candelas. Ils ne sont à utiliser qu'au moment où les secours sont en vue en raison de leur faible portée. 

Corne de brume, sifflet

Un sifflet (sans bille) attaché à l'aide d'une cordelette trouve facilement sa place dans la poche d'une brassière. Il est malheureusement peu puissant.

La corne de brume est plus efficace mais plus encombrante. Il en existe des modèle "de poche" plus faciles à caser dans une poche.

Code international des signaux sonores:

  • 1 coup unique pour attirer l'attention,
  • 3 grands coups est un signal de détresse.

Écope, éponge, pompe

Vider son bateau après un dessalage, après un embarquement dans les vagues est indispensable. L'écope accompagnée d'une éponge est le moyen le plus simple pour vider le kayak. La pompe est de loin plus efficace. On trouve des modèles fixes manuels et électriques. On trouve aussi des pompes portatives que l'on peut échanger d'un kayak à l'autre (inconvénients de ce modèle : le risque de perte et la nécessité d'utiliser les 2 mains).

La VHF

La VHF (Very High Frequency) est un émetteur-récepteur radio utilisant des très hautes fréquences (de 30 à 300MHz) servant aux communications entre bateaux d'une part, entre bateaux et stations côtières d'autre part (sémaphores, capitaineries, CROSS etc.). Elle est recommandée dès que l'on s'éloigne d'un abri.

En savoir plus ...

Pour avoir des informations complémentaires sur l'utilisation de la VHF, consultez la page dédiée à la VHF en kayak de mer.

Les vêtements

Le gilet de sauvetage

Le gilet de sauvetage est un dispositif qui permet à une personne, en cas de chute dans l'eau, de flotter plus facilement. Il protège aussi des chocs et du froid. Sa présence est obligatoire à bord et il est fortement conseillé de le porter sur soi. Il doit être d'un modèle homologué CE.

Il doit être d'une taille adaptée:
  • Trop large, il va gêner le kayakiste; il risque de se désolidariser du kayakiste lors d'un dessalage.
  • Trop étroit, il va entraver les gestes. 
Les gilets de sauvetage, contrairement aux vêtements, se choisissent par rapport au poids du pagayeur. Plus le pagayeur est lourd et plus la quantité de mousse à l’intérieur du gilet doit être importante.

Différents types de mousses:
  • La mousse à feuille: Un gilet neuf qui vous porte bien dans l’eau peut devenir limite au bout de 2 ans de navigation. Pour une dizaine de sorties dans l’année, ce gilet peut convenir tout de même. Il ne doit pas servir de coussin (c’est une des raisons premières de détérioration des mousses).
  • Les mousses à cellules fermées: Les mousses PE (Alveolux) ou Airex sont des types de mousse de meilleure qualité. Elles ne perdent quasiment pas leur flottabilité au cours du temps. La mousse Airex est plus souple, plus confortable et plus fine en général que la mousse PE. C’est en général le choix des compétiteurs qui ont besoin d’une grande liberté de mouvement mais elle peut convenir au randonneur qui veut être le plus confortable possible dans son gilet. 
Norme relative au canoë-kayak:
  • Le gilet pour kayak correspond à la norme EN393. 
  • Sa flottabilité est de 40N (Newtons) pour un kayakiste de 30 à 50kg, de 45N pour 50 à 70kg et de 50N pour 70kg et plus.

Un exemple de bon gilet très confortable avec de la mousse fermée souple. 
Des sangles permettent l'ajustement au niveau des épaules, sur le côté et à la taille. 

La jupe

La jupe permet de rendre étanche le kayak au niveau de l'hiloire. Elle se présente sous forme d'un ovale en tissu étanche ou néoprène entouré d'un élastique pour tenir à l'hiloire. Elle doit pouvoir s'enlever facilement en cas de problème sans pour autant « sauter » au passage d'une vague. Pour cela, elle est équipée d'une poignée en tissu. La jupe en néoprène est plus étanche et plus chaude, mais est plus fragile et plus chère. Certains modèles disposent de bretelles. Il existe plusieurs tailles de jupes en fonction de la largeur de la taille du kayakiste ainsi que de la dimension de l'hiloire.

L'anorak

L'anorak permet d'assurer une isolation contre le vent et l'eau:
  • En été, un modèle léger et respirant est suffisant. 
  • En hiver et dans les mers nordiques, un modèle avec capuche, manchons étanches aux poignets et manchon à la taille pour assurer un maximum d'isolation contre le vent et l'eau est le bienvenu.

Par temps venteux, pluvieux ou froid, l'anorak devient indispensable. 

Les chaussures 

Les chaussures protègent les pieds pendant le portage du kayak, l'embarquement et le débarquement (le sol peut alors présenter des pièges parfois coupants comme une coquille d'huître, un morceau de verre etc.). 

  • De vieilles baskets peuvent faire l'affaire.
  • On trouve des chaussures pour le nautisme, légères pour l'été en matières résistant à l'eau de mer. 
  • L'hiver le néoprène assure un confort supérieur car plus chaud. 
  • Des bottes en néoprène sont le nec plus ultra pour éviter d'avoir les pieds mouillés. 

Il est impératif de porter des chaussures.

Les sous-vêtements 

Les sous-vêtements aident à l'isolation thermique. Des sous-vêtements légers en fourrure polaire sont très agréables.
  • En été et en inter-saison un shorty en néoprène fait l'affaire.
  • Pendant l'inter-saison, une combinaison en néoprène sans manches est très utile
  • En hiver ou pour les navigations par grands froids, il existe des combinaisons complètement étanches. 
  • En hiver, des gants ou des "manchons" en néoprène protègent les mains du froid.
Ne jamais utiliser de coton (ce dernier est froid dès qu'il est mouillé). 

Les gants et les manchons

Les gants et les manchons permettent de protéger les mains toujours plus ou moins au contact de l'eau. Les manchons se fixent sur la pagaie.
  • En été et en intersaison, les gants et les manchons sont inutiles,
  • En hiver, ils deviennent indispensables.